The Bipolar, tête à deux corps. Corps à deux cœurs.

Corps et cœur de Patrice, Bruxellois en maître des compositions, auxquelles se greffe le cœur créateur de Pierre, Namurois dont les rêves battent au rythme des toms et des cymbales, dans un tête-à-tête infernal, balloté entre des pulsions de vie et un instinct animal.

The Bipolar, tête à deux corps. Corps à deux cœurs. Corps et cœur de Patrice, Bruxellois en maître des compositions, auxquelles se greffe le cœur créateur de Pierre, Namurois dont les rêves battent au rythme des tomes et des cymbales, dans un tête-à-tête infernal, balloté entre des pulsions de vie et un instinct animal. Le duo est animé, précisément, par un décalage décomplexé, des soirées trop arrosées et ce désordre auquel ils veulent échapper.

Y échapper comment ? En se laissant transporter, comme dans un film à l’épopée paranoïaque, vers de nouveaux espaces aux reflets roses et noirs, où l’adolescence se rêve en silence, où les premiers émois adhèrent au toi, bercés par l’âpreté des sentiments, le souffle torride des amants. C’est que The Bipolar, par son talent, parvient à murir sans devenir adulte. En demeurant binaire. En « survibrant » de la musique depuis des décennies, dans l’union et la division, la joie et le tourment, les tourbillons d’histoires et de sensations.

Le tout gravé sur un généreux quatorze-titres, comme autant de sphères géomélodiques, que The Bipolar a libéré le 14 septembre 2019 dans l’atmosphère ronde et spatiale de la Rotonde du Botanique. 

Porté par une complicité encore resserrée avant de monter sur scène, par une équipe technique galactique, par un public venu des quatre coins de notre petite Belgique, et au-delà, The Bipolar s’est senti projeté dans un rêve dont il gardait le contrôle. Tout en lâchant prise, en se laissant imbiber des vagues d’applaudissements, en les rendant exposant cent et en prenant le temps de savourer l’instant. Sur un nuage, vraiment. 

Pierre sent Patrice incroyablement à l’aise, et le public réceptif. Du pur plaisir sur fond de jeu de scène inventé en temps réel. Pour Patrice, l’expérience relève pourtant de l’irrationnelle. Gonflé de complicité avec Pierre, l’équipe technique et le public, qui chante à l’unisson la dernière chanson du set, il flotte comme l’un de leurs quatorze ballons, voyageant dans le public comme autant de titres en électrons libres. Avec cette liberté d’en dévoiler un quinzième plus secret. 

Sur scène, le secret de The Bipolar se résume en quelques mots qui, avec le duo, sont loin de sonner creux : authenticité, amour et communion. Toujours mis en musique dans des tourbillons d’histoires et de sensations. The Bipolar n’a désormais qu’une envie : continuer à rêver ensemble.