The Bipolar, tête à deux corps. Corps à deux cœurs.

Corps et cœur de Patrice, Bruxellois en maître des compositions, auxquelles se greffe le cœur créateur de Pierre, Namurois dont les rêves battent au rythme des toms et des cymbales, dans un tête-à-tête infernal, balloté entre des pulsions de vie et un instinct animal.

Le duo est animé, précisément, par un décalage décomplexé, des soirées trop arrosées et ce désordre auquel ils veulent échapper. Y échapper comment ? En se laissant transporter, comme dans un film à l’épopée paranoïaque, vers de nouveaux espaces aux reflets roses et noirs, où l’adolescence se rêve en silence, où les premiers émois adhèrent au toi, bercés par l’âpreté des sentiments, le souffle torride des amants.

C’est que The Bipolar, par son talent, parvient à murir sans devenir adulte. En demeurant binaire. En « survibrant » de la musique depuis des décennies, dans l’union et la division, la joie et le tourment, les tourbillons d’histoires et de sensations. Le tout gravé sur un généreux quatorze-titres que The Bipolar distillera sur scène.